LPO Charles COEFFIN

Prix Carbet des lycéens 2014 : sélection et calendrier

mercredi 25 septembre 2013 par Nathalie BOURRIOT

Navigation rapide





Le Prix Carbet des lycéens est une manifestation culturelle organisée par l’association Arts Lycéens. Depuis 1999, ce prix permet à des lycéens de Guyane, de Martinique et de Guadeloupe de distinguer chaque année un auteur de la Caraïbe. Il a pour objectif de permettre aux lecteurs de s’approprier le patrimoine littéraire de la Caraïbe, de lire et de porter un regard critique sur les œuvres de ce patrimoine, d’échanger avec d’autres lycéens autour d’œuvres émanant de notre sphère géographique et culturelle, de susciter enfin le plaisir de lire, le désir d’écrire et de créer. Grâce à l’association Arts Lycéens, tous les titres de ces sélections sont disponibles au CDI.

Cette année, ce sont, pour notre lycée, les élèves de la 2nde 7 encadrés par Mme NICOLAS et BOURRIOT qui ont été pressentis pour participer en tant que membres de jurys et candidats au concours de critique. Ils travaillerons ce projet dans le cadre de leur enseignement d’exploration Littérature et Société. Souhaitons leur bon courage !

Calendrier

- 26 septembre 2013 : début du contrat de lecture
- 19 décembre 2013 : Date butoir pour l’envoi des affiches
- 21 janvier 2014 Date butoir pour l’envoi des critiques
- 1er février 2014 : Fin du contrat de lecture
- 3 février : Date limite du vote interne (3 titres préférés dans l’ordre + élection de 2 délégués)
- 6 février 2014 : Visioconférence (CRDP) avec les élèves de Guyane et Martinique
- 10 février 2014 : Délibération (Lycée des Droits de l’homme, Petit-Bourg)
- 19 février 2014 : Remise des Prix (Salle Laura Flessel, Petit-Bourg)

Dans les jours qui suivront : Rencontre avec le lauréat

Sélection 2014

Qui succèdera à Frankito, plébiscité l’an dernier pour l’Homme pas Dieu ? Voici la liste des 6 nommés pour cette 14ème édition du Prix Carbet des Lycéens :

Pierra / Myrtô Ribal-Rilos. Editions Jets d’encre. Guyane


Pierra rouvre les yeux sur un lit d’hôpital. Que s’est-il passé ? Elle s’apprêtait à braver la chaleur écrasante des ruelles de Basse-Terre pour porter un remède à un malade, quand une explosion a retenti. Son réveil est bref et Pierra sombre de nouveau. Les souvenirs hantent son coma, et notamment ceux de sa jeunesse. Une fille-mère montrée du doigt, un bébé à la peau blanche, mais aussi le pouvoir de faire le bien par des savoirs médicinaux ancestraux, hérités des esclaves venus d’Afrique…

Quand Pierra reprend conscience, son fidèle ami Swann est à ses côtés, ainsi que Brice, le motocycliste responsable de l’accident. Swann offre au jeune homme un moyen de se faire pardonner : pendant la convalescence de Pierra, lui et ses amis entretiendront sa cour et son jardin. Mais les jeunes gens expriment aussi un souhait : connaître l’histoire de Pierra et les raisons de son savoir...


Les Fourmis rouges / Edith Serotte. Présence Africaine Editions. Haïti

Haïtienne par sa mère et montréalaise par la vie, Marie-Claudine vient finalement se fixer en Guadeloupe. En attente d’un permis de séjour et meurtrie par le choc culturel, souvent installée sur son balcon au cœur de la ville, elle pose un regard à la fois lucide et désemparé sur Pointe-à-Pitre. Un beau matin, elle ose enfin se questionner sur le désir qui l’a poussée à suivre Arnaud son compagnon...


La vie sans fard / Maryse Condé. Editions JC Lattès. Guadeloupe

La vie sans fard

"La Vie sans fards répond à une double ambition. D’abord je me suis toujours demandé pourquoi toute tentative de se raconter aboutissait à un fatras de demi-vérités. Trop souvent les autobiographies et les mémoires deviennent des constructions de fantaisie. Il semble que l’être humain soit tellement désireux de se peindre une existence différente de celle qu’il a vécue, qu’il l’embellit, souvent malgré lui. Il faut donc considérer La Vie sans fards comme une tentative de parler vrai, de rejeter les mythes et les idéalisations flatteuses et faciles.

C’est aussi une tentative de décrire la naissance d’une vocation mystérieuse qui est celle de l’écrivain. Est-ce vraiment un métier ? Y gagne-t-on sa vie ? Pourquoi inventer des existences, pourquoi inventer des personnages sans rapport direct avec la réalité ? Une existence ne pèse-t-elle pas d’un poids déjà trop lourd sur les épaules de celui ou celle qui la subit ? (...). La Vie sans fards est peut-être le plus universel de mes livres..." Maryse Condé.


L’Empreinte à Crusoé / Patrick Chamoiseau. Editions Gallimard. Martinique

Robinson Crusoé vient de passer vingt ans de solitude dans son île déserte. Il a dû reconstruire son équilibre. C’est avec fierté, celle d’avoir soumis l’île à sa domination, qu’il entame ce matin-là une promenade rituelle sur la plage où il avait mystérieusement échoué il y a tant d’années. C’est alors qu’il découvre l’inconcevable : dans le sable, une empreinte. Celle d’un homme. Passé l’affolement, puis la posture agressive et guerrière, le solitaire s’élance à la recherche de cet Autre qui lui amène ce dont il avait oublié l’existence : l’idée même de l’humain. Commence alors une étrange aventure...


Guillaume et Nathalie / Yanick Lahens. Editions Sabine Wespieser. Haïti

Guillaume est sociologue, Nathalie architecte. Ils se rencontrent à la veille du séisme qui a ravagé Haïti en janvier 2010, autour du projet d’un centre polyvalent dans les environs de Port-au-Prince. Entre l’homme de cinquante ans revenu de ses utopies, dont toute la vie s’est jouée dans son île, et la jeune femme au sombre passé qui vient de vivre de longues années en France, l’attirance est immédiate...


Les Rétifs / Gerty Dambury. Editions Le Manguier. Guadeloupe

Pour Émilienne, neuf ans, tout commence le mercredi 24 mai 1967, lorsque sa maîtresse d’école, après une inspection totalement inopinée, annonce à ses 32 petites élèves qu’elle va devoir partir. Partir ? Partir où ? Partir pourquoi ? C’est ce qu’Émilienne veut que son père, disparu depuis trois jours, lui explique.

Elle veut aussi comprendre pourquoi vendredi 26 mai, place de la Victoire, sous ses yeux, à quelques pas de son école, des coups de feu ont été tirés par des forces de l’ordre sur des hommes.

Tandis qu’elle attend le retour de son père, assise sur un petit banc dans sa cour, un étrange quadrille se déroule autour d’elle, au cours duquel des danseurs et musiciens, sous la houlette d’un chœur de commandeurs, viennent à tour de rôle, délivrer à Émilienne des informations sur son histoire familiale et sur l’histoire du pays. Cinq voix qui se mêlent à celle de la petite fille pour nous conduire à la journée sanglante du 26 mai 1967.

Bonnes lectures ! Nathalie Bourriot - Professeur documentaliste


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 223441

Site réalisé avec SPIP 1.9.2d + ALTERNATIVES

     RSS fr RSSA la une   ?

Creative Commons License