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J’me sens pas belle

samedi 27 octobre 2012





J’me sens pas belle


Gilles ABIER

Éditions : Actes sud junior, 2011


Un roman disponible au CDI

"Jamais tu ne pourrais sortir avec un mec aussi magnifique. Tu serais trop flippée. à toujours te demander ce qu’un type comme lui fout avec une nana comme toi. Et comment supporter qu’il se fasse sans cesse mater ? Tu serais malade de jalousie. Ce serait invivable. De toute façon, il faudrait d’abord qu’il aime les moches.".
Sabine a 19 ans. Elle ne voit pas comment elle pourrait plaire à ce garçon superbe. Pourtant, Ajmal l’invite à prendre un verre. Et c’est le début d’une histoire d’amour passionnée et... compliquée : Ajmal est un Afghan sans papiers. Cela ne convient ni au père de Sabine ni à la police.

Parole à l’auteur :
"L’année dernière, j’ai découvert la notion de “mariage gris”. Quand un homme (ou une femme) sans papiers fait semblant d’aimer un(e) Français(e) dans le but de l’épouser et d’obtenir ainsi sa régularisation. Il est question de punir ces gens-là. Ce n’ est pas agréable, c’est vrai, de réaliser qu’on a été abusé sentimentalement. Mais comment juger qu’une personne a menti sur son amour ? Comment en être sûr ? Et qui va le vérifier ? De quelle façon ? à réfléchir à cette idée étonnante de vouloir légiférer sur les sentiments, j’ai commencé à imaginer la rencontre entre Sabine, une jeune Française, pas très sûre d’elle, et Ajmal, un Afghan magnifique sans papiers. Chacun des deux ayant quelque chose à gagner dans cette histoire d’amour. Lui, un toit, une famille, des papiers. Elle, la beauté du jeune homme à brandir en trophée. Je ne savais pas encore qui allait vraiment aimer l’autre…" (sources : Actes sud junior).

Mon avis :
Plus qu’un coup de coeur, J’me sens pas belle est assurément un roman coup de poing dans lequel se posent de véritables questions existentielles sur soi, son rapport à l’autre et aux conventions sociales. Il est écrit dans un style direct et franc, pour donner plus de réalisme et pour marquer le désarroi des personnages. On y parle d’amour, de haine, de fragilité, d’estime de soi, bref d’adolescence mais aussi d’exil et d’immigration.
On pourrait taxer Gilles ABIER de jeunisme, lui reprocher de vouloir parodier ses lecteurs en copiant leur langage, leur attitude. Ce serait une erreur. Gilles ABIER a réussi : J’me sens pas belle pourrait bien devenir une sorte de roman générationnel. Qu’on se le dise !!!

Nathalie BOURRIOT, professeure documentaliste


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